Confisquer : saisir, prendre quelque chose à quelqu'un par un acte d'autorité.

"Je porte mon engagement auprès des écritures contemporaines et pour une diversité dans la représentativité des acteurs au plateau.

 

Mes projets défendent un travail qui porte l’acteur en son centre. C’est en improvisation et à partir de cette chose précieuse et unique qui se crée que nait cette spécificité propre à l’œuvre laissant découvrir un pan inconnu et unique. Mon univers porte en lui un mélange des arts, je souhaite qu’ils se côtoient, qu’ils se construisent et s’enrichissent mutuellement au sein d’un dialogue constant. La recherche sonore qu’elle soit live ou enregistrée, la lumière, la scénographie et l’acteur tous au service d’une parole, d’une création sensible et commune.

 

Confisquer - KonfisKé(e) - est l’acte de saisir par autorité quelque chose à quelqu’un. C’est dans cette radicalité que je m’intéresse à la parole.

 

Une parole qui n’a pas de poids est une parole inexistante. C’est dans ce désir que mon engagement se créer, pour que l’acte du plateau soit un acte de résilience, de questionnement, de générosité, de partage et d’ouverture."

Le projet de la Cie KonfisKé(e)


D’abord il y aurait une tentative d’humanité. L’humanité entière. L’humanité sur le plateau.

Puis il y aurait les mots. La langue. Le langage comme dévoilement de la pensée souterraine. 

 

Faire du théâtre pour dévoiler une pensée. Quelque chose que l’on ignore de soi ou que l’on soupçonnerait en soi sans réussir à le dévoiler tout à fait.

Et les mots des auteurs seraient là pour ça. 

Mettre à jour. 

Eclairer. 

 

Faire du théâtre pour dire. D’abord comme interprète, pour exister par les mots des autres. Une tentative d’être complet à travers la pensée d’un autre.

Tenter de dire ce qui nous a été confisqué à l’origine. 

 

La Cie KonfisKé(e) a été créée pour cela. Pour prendre la parole. Pour porter un regard sur le monde. Pour dire une certaine violence sociale à travers une pensée contemporaine. Pour interroger la relation de l’individu au collectif. Sa place. Ses outils pour exister. Ses masques pour s’en sortir.

 

Et puis il y aurait le rêve. Le rêve comme espace de respiration. Comme espace des possibles. Des fantasmes, des peurs, des névroses. Le rêve comme espace de naïveté, de pureté. Le rêve pour amener la couleur, l’épaisseur, la sensualité, la brutalité. Le refoulement, l’inavouable.

 

Tenter de trouver l’équilibre entre le quotidien et le fantasmagorique.

Le réel et l’imaginaire

Le sale et le sacré

 

Paris, 17 Mars 2015

Carine Piazzi


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